Burn-out des dirigeants : Près d’un chef d’entreprise français sur cinq exposé

Écrit par Mathieu Angrand

5 Fév, 2020

Deux experts spécialisés dans la santé du dirigeant, et travaillant pour l’observatoire Amarok, ont récemment incité les pouvoirs publics à s’intéresser au risque de burn out pour les chefs d’entreprises.

L’observatoire Amarok comporte une unité de chercheurs étudiant les liens entre la santé des entreprises et celle des dirigeants. Selon eux, 17.5 % des dirigeants français présentent un risque de burn-out, soit près d’un sur cinq.

Outre les conséquences néfastes sur la santé des dirigeants eux-mêmes, cela peut également s’avérer dramatique pour l’entreprise. En effet, dans une entreprise, et surtout dans les TPE et PME, la santé du dirigeant est fondamentale. Plus l’entreprise est petite, plus un problème de santé du chef d’entreprise est dommageable pour celle-ci.

Pourtant, en termes de santé au travail, il apparaît que les chefs d’entreprise sont exclus la plupart du temps des considérations.

Surcharge de travail

Ce risque de burn out est notamment dû à la charge de travail des patrons français. Il apparaît qu’ils travaillent en moyenne 50.5 heures par semaine et qu’ils travaillent plus de semaines dans l’année que les salariés. De plus, selon cette même étude, les chefs d’entreprises manquent de sommeil car dorment généralement moins pour travailler plus.

Quelles solutions ?

Il apparaît également que le sujet de burn-out est assez tabou chez les chefs d’entreprises et que certains soient dans le déni.

L’observatoire recommande de ne pas laisser les dirigeants seuls face à cette problématique, et incite les pouvoirs publics à prendre ce danger en considération. Les entrepreneurs doivent être intégrés aux réflexions des organismes d’État au sujet de la santé au travail.

La plupart des chefs d’entreprise estiment être en excellente santé et ne souhaitent pas perdre de temps avec une hypothétique visite médicale destinée aux travailleurs non-salariés. La préconisation de l’observatoire est de faire confiance aux syndicats patronaux et aux chambres consulaires afin qu’ils prennent en charge le sujet du risque encouru par un grand nombre de leurs adhérents / ressortissants.

L’idée serait que la santé des dirigeants devienne une prérogative régalienne des chambres consulaires.

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